Acta est fabula (La pièce est jouée.)

Le rideau vient de tomber sur une pièce qui se termine, comme une intrigue se dénoue et meurt, sur un mensonge que la vérité dévoile avec l’incontournable complicité du temps qui passe….et en usant les stratagèmes où autres manipulations, fussent-elles les plus habiles et les plus cyniques.
La justice vient d’identifier un personnage, qui depuis de nombreuses années s’est voulu l’ardent défenseur de la cause de Courbet, en apportant à cette cause de belles réalisations qui resteront à son honneur,  mais à travers les ambiguités d’un combat personnel et collectif dont les amis de Courbet et dernièrement l’Institut furent souvent les acteurs et l’expresson jusqu’à la tragi-comédie de ces derniers mois.

Comme me l’écrit dernièrement un ami, professeur de philosophie, en parlant de Fernier; il dit : »vouloir souligner le lien psychologique et moral profond entre la conduite finale de J.J.Fernier, où s’achève le fantasme d’une vie et le mensonge initial sur lequel se fonda ce roman, à savoir, le mythe de la maison natale, devenu pour J.J.Fernier, par profond attachement filial, par culte envers son père, initiateur de cette aventure, par adhésion affective au charme quasi magiques des lieux (en l’occurence l’Hôtel Hebert.) par intérêt bien calculé aussi…le roman de la maison natale, d’enfance, de famille, des Courbet…
C’est tout un imaginaire que J.J.Fernier n’hésita pas à alors créer et inventer en ces lieux…: le sien !. »
Les mensonges ont la vie dure, surtout lorsqu’ils font naître des intérêts d’ordre publics, arrimés à des politiques touristiques. Ainsi à Ornans, on avait la tombe, il fallait la maison natale !.
Le culot inébranlable, l’autorité de Fernier et des ses nombreux amis des milieux artistiques, intellectuels ou culturels firent taire tout le monde. Flagey, où de toute évidence se trouve la maison familiale et où la jeunesse de Courbet n’eût pas d’autres territoires que celui-ci. Les gens d’Ornans, dont les plus vieux ne se privaient pas de dire la vérité, apprirent à se taire sur le sujet, au nom de l’intérêt général. Pour tout dire, l’ordinaire lâcheté ou l’indifférence des individus, des groupes et des sociétés.
Fort heureusement, le grand projet muséal actuel va savoir rectifier l’histoire pour arrèter de mentir aux visiteurs à qui on a su montrer, depuis trente ans,  la fausse chambre natale avec le berceau que la famille Courbet n’a jamais possédé, dans une maison qu’elle n’a jamais habité !…
Et au delà de ce Courbet que J.J.Fernier a su s’approprier, qu’il a su servir mais dont il a surtout su se servir…il y a une gestion hégémonique de l’association dont il a pris possession à la suite de son père. Rarement on a pu constater dans une association une telle mainmise. Il suffit d’énumérer la liste impressionnante des collaborateurs de J.J.Fernier  qui sont partis, pour ne plus vouloir ou avoir à cautionner le comportement souvent ambigu, changeant, manipulateur, de celui qui a toujours tiré les ficelles en cherchant habilement dans ses collaborateurs des « cautions d’opportunité. »
Au moment du grand séisme associatif qu’a vécu l’Institut en Mars 2008, à propos du grand projet muséal diligenté par le Conseil Général du Doubs et que J.J.Fernier a combattu et combat encore, j’ai moi-même comme secrétaire général, tenté de retenir deux personnes capitales pour l’Institut, à savoir l’ancien président Jean-Jacques Perrenoud, que j’ai fait revenir à l’association comme Vice-président et le dernier président, Marcel Pochard, Conseiller d’Etat. Je garderai pour moi les termes employés par ces deux personnes pour me signifier qu’ils ne voulaient plus  collaborer avec J.J.Fernier et que leurs  démissions étaient irrévocables.
Après donc avoir provoqué le départ d’un Président, d’un Vice-président, du trésorier et de deux administrateurs, J.J.Fernier s’est empressé de reconstituer une majorité à sa botte, au sein de ce qui restait comme Conseil d’administration !.
La statégie était simple parce qu’uniquement arithmétique. Pour avoir une majorité au Conseil d’administration, il fallait récupèrer un démissionaire (laheurte) et mettre dehors le secrétaire général !. Ce dernier, en effet,  soutenait le projet muséal du Conseil général et à donc été considèré « en rupture de solidarité avec l’Institut !. »
Voila la méthode Fernier.

Et pour parachever cette manoeuvre, Fernier a provoqué une assemblée générale de l’Institut en allant chercher à Paris un de ces vieux copain qui venait de prendre sa retraite de Préfet et qui avait officié à la préfecture de Franche-Comté. Cette « stature » allait impressionner tout le monde et allait, comme Fernier le lui avait demandé, se présenter comme nouveau Président de l’Institut!.
Tout s’est passé comme prévu. Laheurte, le fourbe à l’image de Sycophante est revenu au bercail. Lépine, le préfet de circonstance, est venu se faire élire dans la plus parfaite illégalité statutaire et tout ce petit monde a reconstitué l’Institut Courbet à l’image de son gourou, tel Bourdin qui règnait sur sa secte.

Alors, lorsque j’évoquais précédemment « l’ordinaire lâcheté ou l’indifférence des individus, des groupes et des sociétés. » j’ai décidé de ne surtout pas adopter cette attitude et de plus laisser libre court à ces comportements d’individus à l’égo démesuré, qui s’octroient  tout sur le registre de l’imposture, de l’intimidation, de la manipulation et du mépris.
Suite à mon éviction du poste de secrétaire général, avec des méthodes empreintes au caporalisme, à l’autocratie et au despotisme, j’ai donc saisi notre justice républicaine.

En date du premier avril 2008, j’ai obtenu gain de cause au tribunal de grande instance de besançon en faisant valoir l’état de droit dans lequel nous vivons. J’ai donc été rétabli Secrétaire général de l’Institut Courbet.
Le quinze janvier 2009, la Cour d’appel qui avait été saisie par l’institut suite au jugement de premiere instance, confirmait dans son intégralité le jugement de première instance.
Les dommages et intérêts ont été doublés, l’Insitut condamné aux entiers dépens et une astreinte est en cours d’évaluation puisque l’Institut s’est permis de tromper la  justice en exécutant la remise de la clef de l’Institut à son secrétaire général,…mais en changeant la serrure une semaine plus tard!…( ce que le juge a appelé un comportement de voyou!…).

C’est donc avec une grande fièrté que je salue la décision du tribunal, qui a su faire valoir le droit et donner raison à l’homme d’honneur, face aux imposteurs et aux manipulateurs…fussent-ils préfet de la République ou ancien copain d’un président de la République…
« Res judicata pro véritate habetus. »: la chose jugée est tenue pour vérité. Cet axiome de l’ancien droit est toujours en vigueur…

Il y a tout de même pour moi, et là je m’exprime en tant que Président fondateur du Comité d’é.t.i.c., une grande tristesse civique et morale à devoir constater ce qu’a été le comportement d’un ancien préfet qui, en public, à dénié et méprisé une décision de justice. Il a ensuite cautionné et organisé des assemblées générales illégales au détriment des statuts en vigueur. Ceci est grave et je n’ose laisser ma pensée s’exprimer sur l’octroi qui  vient de lui être fait de porter la légion d’honneur. (sauf à adhérer à ce qu’en dit un de nos excellent philosophe actuel, à savoir que beaucoup de légions d’honneur ont la forme d’un suppositoire…)
Concernant J.J.Fernier, il restera bien l’ami d’un certain président de la Républoique (tonton pour les intimes.) dont on ne doute plus de l’héritage qu’il lui a laissé, afin d’appliquer comme lui, la « ruse du renard » et la force du lion; les deux armes occultes d’un certain Machiavel.
Et enfin il y a « incertain » laheurte, qui dans ce tourbillon de manigances, restera toujours inféodé à son gourou Fernier, en restant comme précité le Sycophante absolu doublé d’un parfait jocrisse.

L’Institut Courbet reste donc pour l’instant en activité, avec une nouvelle équipe autour de Fernier. Un Institut présidé par un usurpateur lui même entouré d’administrateurs qui, en connaissance de cause appartiennent à une association actuellement illégale et dont le passé est mis en cause par une saisine de la Chambre Régionale des Comptes.
Dure réalité d’une association condamnée par le tribunal pour des agissements illégaux et contraires à la loi !
La plus dure réalité étant que, Fernier  reste le seul asministrateur en place depuis toujours au sein de cette  association, pour avoir régulièrement découragé, ou écoeuré, tous les administrateurs qui sont tous partis, pour les raisons que l’on sait.
Conclusion:
Le seul Institut Courbet, digne, crédible, honnête et représentatif est donc bien fait…de tous ceux qui l’ont quitté.

Comme dans une certaine commémoration, on pourrait  achever  naturellement ce propos de vérité par : « Fernier le ban. ! ».

21 novembre, 2009 à 15:45


Laisser un commentaire