• Accueil
  • > Mais jusqu’où iront-ils ?Mais jusqu’où iront-ils ?

Mais jusqu’où iront-ils ?Mais jusqu’où iront-ils ?

Mais jusqu’où iront-ils ?

 

Les politiques nous offrent à longueur de journées, l’occasion de mesurer sinon leur incompétence mais l’art de la « bourde » où de la menace.

Les deux derniers exemples viennent deLa Duflot, la peste du gouvernement, qui menace de réquisitionner les biens de l’église pour loger les SDF. Quant à Montebourg, il menace de nationalisation les entreprises qui ne seraient pas dans sa ligne de pensée !.

Mais c’est encore à notre Président dela Républiqueque nous devons la déclaration la plus

bête, la plus incroyable, la plus inattendue, à savoir dans le cadre du mariage pour tous : « Je laisserai aux Maires la libre conscience de célébrer ces mariages ou de refuser de les célébrer. » Ce qui se traduit simplement par le fait que les Maires qui ne seront pas d’accord avec une nouvelle loi dela République, votée au Parlement, pourront très bien ne pas l’appliquer. !.

Celle-là, comme disait mon grand père, il faut l’encadrer.

A droite, où en son temps on a beaucoup rit de la guerre Aubry – Royale, deux mâles à l’égo surdimensionné  font  mieux !. Sarkozy menace de les disqualifier pour la présidence de l’U.M.P. si ils ne trouvent pas un point d’accord…Compte tenu du niveau de la dramaturgie de bas étage qu’ils nous ont proposé, ils sont pour moi déjà disqualifiés.

 

Alors à tous ces politicards qui ne font que grandir la médiocratie ambiante de notre époque, il faut donner quelques leçons d’histoire dela Démocratie.

 

Un des plus beaux textes  écrit surla Démocratieest sans doute « le discours aux morts de Périclès » dans la guerre du Péloponnèse de Thucydide.

Thucydide est le plus grand historien du monde antique et Périclès reste le maître dela Démocratiequi  permit à Athènes d’atteindre son apogée.

Comme tout discours aux morts, celui-ci est une adresse aux vivants, pour leur dire pourquoi ils se battent.

Ce que nous apprend ce texte , datant du V° siècle avant J.C., c’est que la Démocratiese  définit par une égalité devant la loi dont le corollaire est la méritocratie. «  En se qui concerne la participation à la vie publique, déclare le Périclès de Thurycide, chacun obtient la considération en  raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle. » La seconde dimension est la liberté, selon l’espace privé ou l’espace public. Chacun fait ce qu’il veut chez lui, mais dans l’espace public, il respecte la loi.

Mais Périclès ajoute une remarque qui fait la différence entre la Démocratiedes anciens et la nôtre : Dans l’Athènes du V° siècle, il s’agit également de respecter ces règles « qui tout en étant pas codifiées, imprime à celui qui les viole un mépris universel ». Pour le dire autrement, le Périclès de Thucydide  estime qu’il est des choses qui ne se font pas. On se tient parce que l’on est soumis aux regards des autres et que l’on doit s’en montrer digne.

Il est un mot grec intraduisible en français, et qui désigne cette attitude de celui qui assume qu’il vit en société, et se doit aux autres ; à ceux qui horizontalement partagent le destin de la société, et ceux qui, verticalement l’ont précédé et le suivront. Ce mot c’est l’aïdôs.

L’aïdôs ce pourrait être à la fois la pudeur, la dignité et l’honneur. Ces notions la ont à voir avec la morale, mais l’aïdôs  est tout autant une vertu civique.

 

Et l’aïdôs à notre époque, c’est exactement ce que nous avons perdu, et en particulier nos hommes publics qui sont incapables de s’élever au dessus de leur appétit de pouvoir pour embrasser le bien commun.

 

La logique des partis politique peut d’ailleurs difficilement laisser émerger des personnalités douées d’un sens profond de l’abnégation. C’est bien pour cette raison que le Général de Gaulle se méfiait des partis politiques, lui qui avait fusionné son aïdôs, avec l’histoire de France. J’ai d’ailleurs un souvenir de mon adolescence lorsque j’entendais le Général s’exprimer pourla France ; il disait « A toi, mon cher et vieux pays… » Il y avait dans cette simple formule, l’expression de toutes les vertus de la belle Démocratie.

Et enfin pour en revenir au discours aux morts de Périclès, il y a une phrase qui définit ainsila Démocratie : « Nous seuls pensons qu’un homme ne se préoccupant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible mais pour un citoyen inutile. »

 

Alors Messieurs Coppé, Fillon, Hollande, et toute la clique, vous feriez bien de relire Thucydide…..

17 décembre, 2012 à 22:35


Laisser un commentaire