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Pour comprendre  » l’affaire Courbet »…

Pour comprendre « l’affaire Courbet »

 

Depuis plus de 20 ans et jusqu’en 2008, le Musée départemental Courbet d’Ornans exposait sur340 m2, 52 toiles signées du Maître d’Ornans, Gustave Courbet

 

Après des travaux d’une durée de deux ans, pour une valeur de 9 millions d’euros, le Conseil Général du Doubs inaugurait son nouveau musée de2000 m2, avec à l’intérieur… 26 toiles signées Gustave Courbet !.

Cherchez l’erreur !.

 

Jusqu’à sa fermeture pour travaux, en 2008, le Musée départemental fonctionnait sur le principe d’une délégation de service public, donnée à l’Institut Courbet qui avait donc pour mission de gérer totalement le fonctionnement du Musée.

Jean-Jacques Fernier, architecte de métier, mais surtout fils de Robert Fernier, initiateur du Musée Courbet d’Ornans dans les années 1937, était Conservateur bénévole de ce musée.

Cette fonction lui a été décernée par le Ministre dela Culture, mais n’était pas reconnue parla Directiondes Musées de France.

A ce stade de l’information, le plus important est de mettre en exergue les méthodes de travail de Jean-Jacques Fernier, qui n’a fait que prolonger et faire perdurer les méthodes de son Père, à savoir celles qui relève de la plus parfaite oligarchie.

 

Dans les faits, l’Institut Courbet venait tous les ans chercher le budget nécessaire au fonctionnement du Musée, auprès du Président du Conseil Général, propriétaire du Musée.

La stratégie de Jean-Jacques Fernier était simple et intelligente.  Elle était basée sur le principe d’ignorer les conventions de gestion,  signées entre l’Institut et le département et de les remplacer par un charme machiavélique qui arrivait à séduire tout l’appareil administratif et politique du Conseil Général.

Au niveau de l’Institut il a toujours imposé, pendant trente ans le même trésorier ; un instituteur en retraite dont les compétences en comptabilité étaient égales à celles que j’ai en matière de charcuterie régionale dans le profond Périgord . En réalité c’est la seule et unique solidarité socialiste, qui était et reste l’ingrédient principal du relationnel de Fernier. ( Il est toujours utile pour comprendre Fernier, de rappeler  qu’il a été un ami intime de Mitterrand.)  Ce trésorier, dont on a jamais vu un livre comptable,  a été un des « toutous » de Fernier,  pour que la comptabilité de l’Institut se fasse exclusivement dans la cuisine personnelle du trésorier, un lieu prédestiné dans l’art d’accoutumer, d’endauber, de fricoter, de blanchir, et certainement de mettre un peu de beurre dans ses propres épinards…..

Il faut reconnaître que le Conseil Général a malheureusement toujours fait preuve d’une grande imprudence en cédant à la malice de Fernier, comme le signal un rapport de l’Inspection Générale de l’Administration en 1997 et le dernier rapport dela ChambreRégionaledes comptes en 2010.

Le principe Fernier était donc très simple. Dans sa demande annuelle de subvention de fonctionnement du musée, il fixait un chiffre qui était en général le double de ce qui était nécessaire.

Comme en fin d’exercice, il n’y avait jamais de bilan établi, toute la trésorerie non utilisée était reversée sur la trésorerie de l’Institut qui, au fil des années s’est constitué un magot considérable.

Cette situation très particulière était soigneusement « enveloppée » par l’oligarchie Fernier, pour rester pendant 20 ans un secret que personne n’a cherché à percer.

 

Alors qu’est-ce qui a déclenché  ce que l’on appelle « l’affaire Courbet » ?.

 

C’est très simple.

Lorsque le département a décidé d’agrandir le musée pour qu’il s’inscrive dans le grand projet  « Pays de Courbet, pays d’artiste. », Jean-Jacques Fernier s’est systématiquement opposé à ce projet. La raison en est simple ; ce projet mettait fin à son poste de Conservateur et à l’action de l’Institut. Fernier qui perdait sa délégation de service public, donc la gestion du Musée. Avec cette perte de pouvoir, Fernier s’est très vite comporté comme le gamin a qui l’on prend son jouet.

Tout est parti d’une conférence de presse que Jean-Jacques Fernier a mise en place,  contre l’avis du conseil d’administration de l’Institut et dans une connivence mensongère au regard de l’organisation de cette conférence de presse, laquelle était faite pour une fois de plus fustiger le projet d’agrandissement du musée départemental.

 

La réaction ne s’est pas faites  attendre. L’Institut a vécu ce qu’il faut appeler un séisme associatif. Moi-même, en tant que Secrétaire Général, j’ai reçu le même jour, la démission du Président, la démission du Vice-Président, la démission du trésorier, la démission de plusieurs membres du Conseil d’administration.  Toutes ces démissions traduisaient le même sentiment, à savoir que toutes ces personnes ne souhaitaient plus travailler avec Jean-Jacques Fernier et ne voulaient plus cautionner ses turpitudes.

Qu’à cela ne tienne, en l’espace d’une semaine, Jean-Jacques Fernier a mobilisé quelques uns de ses amis  parisiens pour leur demander de venir à Ornans à une assemblée générale de l’Institut et d’être candidats aux postes laissés libres du fait des démissions enregistrées.

C’est ainsi que Jean-Jacques Fernier a reconstitué un  Conseil d’administration «à sa botte » pour continuer à régner sur l’Institut comme il l’a toujours fait.

Dans ce consensus Machiavélien, il restait cependant une personne qui « n’adhérait pas » ; votre serviteur. Plus encore j’avais dit au Président Jeannerod que son projet était maintenant mature et qu’il fallait au plus vite commencer les travaux  du futur musée qui allait devenir précieux pour notre région et  mieux faire connaître encore le Maître d’Ornans, Gustave Courbet.

C’est la que se fait encore mieux connaître Jean-Jacques Fernier, le despote. Il convoque un Conseil d’administration, dont avec ses copains il possède la majorité. Il dit à votre serviteur que le satisfecit donné au Président Jeannerot est inadmissible et représente «une rupture de solidarité » à l’égard de l’Institut. Donc il faut que Jean-Louis Simon démissionne. Votre serviteur refuse bien entendu d’être confronté à une telle mascarade. Fernier met sa proposition au vote et avec sa « majorité mafieuse » réussi à exclure le dernier résistant à l’Institut Fernier.

 

Comme votre serviteur, entre autres Président fondateur du Comité d’é.t.i.c., ne supporte pas l’injustice et l’imposture, il a immédiatement confié à la justice son éviction sauvage de l’Institut et de son poste de Secrétaire Général.

La justice a été rapide. En date du 1er avril 2008 elle condamne l’Institut Courbet et réhabilite Jean-Louis Simon dans son poste de Secrétaire Général et ordonne la remise de la clé de l’Institut à Jean-Louis Simon pour qu’il puisse reprendre ses fonctions. Il est vrai que la méthode Fernier avait conduit le potentat à changer les serrures de l’Institut dès que le conflit était né !….

Comme bien entendu l’Institut a fait appel du jugement de première instance, le Tribunal a de nouveau condamné l’Institut en date du 14 janvier 2009.

Le tribunal dans ses conclusions n’hésite pas à écrire à l’adresse de l’Institut et de son président que : « le comportement de ces gens est caractéristique d’une particulière mauvaise foi, assorti d’un mépris ouvert des décisions de justice » ! (Il est a rappeler que Fernier a offert la présidence de l’Institut à son copain Lépine, ancien Préfet dela République, …quel bel exemple…)

 

Justement ce petit préfet en retraite n’a pas autrement digéré sa double condamnation et a cru bon de m’assigner au tribunal pour diffamation en rapport au contenu de mon blog où j’avais dressé de lui un portrait pamphlétaire considéré disgracieux…

Et bien une troisième fois le tribunal m’a donné raison

Il est vrai que les gens de l’Institut n’ont jamais su que je suis depuis des décennies, la plume de beaucoup de personnalités politiques, de gens de médias, et que j’ai été l’auteur pendant quinze ans de pamphlets quotidiens sur les ondes Franc-Comtoises. Alors il est vrai que je possède l’art d’être acerbe sans jamais franchir la frontière de la diffamation..

 

Sitôt la deuxième condamnation de l’Institut, j’ai bien entendu démissionné de mon poste de Secrétaire Général et de l’Institut. Mon intégrité morale ne pouvait plus cohabiter avec ceux que la justice venait d’identifier comme imposteurs et non-respectueux des lois dela République.

 

 

Dans cette « affaire Courbet », le plus important reste maintenant à être évoqué.

 

Pour en revenir aux premiers propos de mon  récit, nous avons maintenant un Musée départemental de2000 m2avec la moitié des toiles de Courbet que n’en possédait  le petit Musée de 340 m2 !.

 

Alors où sont les Courbets absents ?

Ils sont séquestrés par l’Institut Courbet !.

 

Parce que toute la hargne de Fernier en opposition au nouveau Musée s’est déversée dans son attitude depuis qu’il n’est plus rien dans l’existence et le fonctionnement du nouveau Musée départemental Gustave Courbet.

Cela a commencé par le fait que l’Institut, sous l’ordre de Fernier, boycotte la cérémonie d’ouverture du nouveau Musée, le 1er Juillet 2011.

Et pire que cela, Fernier a refusé de mettre dans le nouveau musée quelques 24 tableaux de Courbet prétextant qu’ils étaient la propriété de l’Institut. !

Mais en étant absent, Fernier n’en est pas moins présent par la gestion très particulière qu’il a toujours faite des fonds publics que lui a confié le département depuis presque 30 ans !.

Et c’est ce que j’ai dénoncé en 2008 pour forcer le Président Jeannerot à saisirla CourRégionaledes Comptes afin qu’elle examine la gestion de l’Institut Courbet sur l’utilisation des fonds publics.

A cette époque j’avais dévoilé, sans que personne ne me contredise, la situation financière de l’Institut Courbet. Une trésorerie de 536.000 €, des fonds propres de 1.477.000 €, la propriété d’un immeuble face au Musée payé comptant, la propriété de 25 toiles de Gustave Courbet, dont la plus grande partie a été achetée avec les fonds du Conseil Général, ce qui constitue le scandale que nous dénonçons. (Détournement d’argent public et abus de confiance.) 

Quand vous pensez que les ressources de l’Institut sont les cotisations des membres et quelques petits dons de quelques personnalités locales, vous vous posez la question de savoir comment un tel capital a pu être constitué par l’Institut.

Une partie de la réponse se trouve dans un rapport en 1997 de l’Inspection Générale de l’Administration qui dénonce pour une période de seulement trois exercices un trop perçu de l’Institut de quelques 1.920.000 Frs !

Le dernier rapport dela ChambreRégionaledes Comptes dénonce lui aussi pour une période de seulement 9 exercices, un trop perçu de 306.000 € ! et de très nombreux dysfonctionnements, manquements aux conventions de gestion, etc, etc…

Alors rendez-vous compte quels sont les véritables résultats financiers illégaux de l’Institut  pendant 25 années de « délégations de service public » sans aucun contrôle de l’administration concédante !.

 

Alors sur l’existence juridique du Comité d’é.t.i.c., nous avons avec l’assistance d’un conseiller juridique ( Maître Pischoff) demandé au Président Jeannerot, d’assigner l’Institut au tribunal pour détournement de fonds publics et abus de confiance.

 

Cette demande auprès du Président Jeannerod était un teste pour savoir si, en qualité de Président du Conseil Général du Doubs, il allait très simplement demander à la justice de rétablir la vérité sur la gestion fantaisiste et illégale de l’Institut, dontla ChambreRégionaledes Comptes a bien démontré  l’usage frauduleux et abusif  des fonds publics confiés à ce même institut !.

Contre toute attente, la réponse du Président Jeannerod a été négative.

 

Dans ces conditions il nous restait par obligation procédurale, la saisine du Tribunal Administratif qui allait au vu du dossier, donner ou non l’autorisation à notre association le « Comité d’é.t.i.c » d’assigner au Tribunal de Grande Instance l’Institut Courbet pour détournement de fonds publics et abus de confiance.

 

Le jugement vient de tomber en date du 22 novembre 2012, à savoir que le Tribunal Administratif autorise le Président du Comité d’é.t.i.c. Jean-Louis Simon, à titre personnel, à « déposer plainte avec constitution de partie civile, au nom du département du Doubs, à l’encontre de l’Institut Courbet, pour détournement d’argent public et abus de confiance. »

 

Ce jugement est très important car, il déjuge le Président Jeannerod et il envoie devant le Tribunal  de Grande Instance un représentant de la société civile, en lieu et place du Président du Département, pour représenter bien entendu l’ensemble des contribuables du département.

 

Le procès sera donc très intéressant car il va permettre au tribunal de revenir sur la réalité comptable de 25 ans de gestion de l’Institut Courbet avec tous les dysfonctionnements graves qui ont engendrés beaucoup de situations que la justice va éclaircir en levant le voile sur le capital d’une association loi 1901 qui ressemble à celui  d’une société anormalement richissime.

 

Il est aussi évident que depuis presque 30 ans, l’argent public qui a toujours fait exister le Musée Départemental Gustave Courbet a été entre les mains de plusieurs personnes qui sur une notoriété ou un mandat politique ou encore des « accointances circonstancielles » ont toujours cru à une immunité perpétuelle au regard de leurs agissements.

D’où l’importance pour la société civile de pouvoir un jour, s’immiscer dans leurs affaires et faire valoir la vérité qui  remet la morale à sa place et les imposteurs à la leur….

 

Quand on aime et que l’on détient la vérité, il devient un devoir civique et moral de devoir nettoyer  les écuries d’Augias…

17 décembre, 2012 à 23:44


2 Commentaires pour “Pour comprendre  » l’affaire Courbet »…”


  1. fred écrit:

    julien??

  2. crevelier écrit:

    Scandalisée par l’article de Paris-Match d’aujourd’hui, à propos de la soi-disant tête de « l’origine du monde », je comprends mieux, en vous lisant, qui est ce charlatan qui ose publier, à l’appui de ses délires, un gribouillis informe, que ne fait-il poser un mannequin, pour nous convaincre, et enfin, Mr Fernier, j’ai moi-même les cheveux de la même couleur que la belle Irlandaise Jo et je peux vous affirmer…que l’origine du monde est assortie !
    Cordialement
    Solvej Crévelier


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