• Accueil
  • > Ah ! le chêne de Flagey…

Ah ! le chêne de Flagey…

Ah ! , le chêne de Flagey !…

 

Il en fait dire des choses ce tableau qui, lorsqu’un japonais l’avait acheté, avait provoqué des réactions dithyrambiques, faisant dire à certains élus Francs-comtois que « c’était une excellente occasion pourla Franche-Comtéd’exporter le génie de Courbet et faire ainsi qu’Ornans soit identifié au Japon… » Les mêmes élus vous disent maintenant « qu’il est tout à fait naturel que ce tableau, hautement symbolique, revienne dans la terre d’où il avait été déraciné… ». Les politiques gardent cette extraordinaire faculté de dire tout et son contraire, pensant que le peuple n’a pas de mémoire.     Et bien qu’ils sachent, ces politiques, que c’est précisément cette mémoire qui les jugent de plus en plus comme de véritables hâbleurs.

 

Alors le chêne  provoque de multiples réactions citoyennes dans « l’Est Républicain » du lundi où la libre parole est donnée à tous, dans la page « dialogue ».

Dernièrement le Président-sénateur Jeannerot n’a semble-t-il pas apprécié la libre expression de quelques citoyens.

Alors il a décidé, lui aussi, d’utiliser cette libre expression.

Dans son texte, le Président affirme que le japonais vendeur avait plusieurs acheteurs qui offraient beaucoup plus que les quatre millions négociés avec lui ! .Surprenant pour ceux qui comme moi ont pu lire dans une presse officielle que le japonais vendait une partie de sa collection picturale pour combler un énorme déficit du groupe industriel dont il est propriétaire et éviter ainsi une catastrophe sociale. Espérons que les quatre petits millions du tableau de Gustave ne vont pas déclencher ailleurs un regrettable plan social…

Et puis enfin le summum de la contrevérité  dans le texte du Président, c’est lorsqu’il écrit : « Ne savez-vous pas que depuis l’ouverture du Musée Courbet à Ornans, la vie économique dela Valléedela Louese trouve transformée ?. » !.

Ah bon !…

Ne savez-vous pas Président, qu’à ce jour, trois des plus grands restaurants d’Ornans sont en vente…à commencer par la magnifique Brasserie appelée « Café des Arts. » ouverte précisément en face du Musée et qui n’a jamais pu réaliser le moindre chiffre d’affaire capable de maintenir la plus petite activité nécessaire à son maintien ?

Savez-vous Président combien de commerces ont fermés ou sont en vente à Ornans ? Renseignez-vous,… rien que pour savoir et éviter une future contrevérité.

Ayant participé le 31 décembre dernier avec vous, au même « pince fesses républicain » en Mairie d’Ornans, je vous ai vu sur le coup des 13 heures très en colère, ayant constaté à Ornans qu’aucun restaurant n’était ouvert, dire à votre chauffeur : « Bon et bien puisqu’on ne peut pas manger dans cette ville, on rentre à la maison !. »

Moi non plus Président, je n’ai pas pu déjeuner à Ornans ce jour la. !…. Pourtant nous étions dans la capitale de la vallée dela Loue« où la vie économique se trouve transformée, depuis l’ouverture du musée Courbet »…

Alors le combat que vous menez pour le Musée est très louable et je serai le premier à apprécier la présence du Chêne de Flagey.

Soyez cependant persuadé que le combat que je mène moi, pour faire revenir plus de 20 tableaux de Courbet, toujours absents du Musée, suite au hold-up de l’Institut Courbet, (et pour lequel je vais devoir au tribunal, suite à votre défection représenter l’institution que vous présidez.)  pourra peut-être enclencher les  premiers  prémices d’un véritable développement de l’industrie du tourisme dansla Valléedela Loue.

Alors détenir tous les pouvoirs, c’est bien. Il ne faut pas pour autant se draper dans un optimisme permanent, jusqu’à ignorer une réalité économique qui est l’inverse de celle que vous prétendez.

                                                                                                 Jean-Louis Simon, présidentdu Comité d’é.t.i.c.

9 janvier, 2013 à 20:58


Laisser un commentaire