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« Chez Courbet »

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« Chez Courbet », de flagey à la Tour de Peilz.
Association loi 1901, déclarée en Préfecture du Doubs
le 1 Octobre 2008, sous le N° 0251017640.

But: Evoquer Gustave Courbet, dans le respect de l’histoire et du parcours de vie du Maître d’Ornans.

Quand un homme devient célèbre, nombre d’observateurs s’approprient le destin du récipiendaire et font vite commerce de la dite célébrité.
L’art n’a jamais eu vocation de propulser un artiste dans une bulle spéculative où sa vie devient une biographie romanesque.
Ainsi, l’oeuvre de Gustave Courbet s’exprime dans les plus grands Musées du monde et bien entendu au  Musée Départemental d’Ornans. Ce lieu concentre une partie de la production picturale du Maître d’Ornans et se situe surtout au coeur du site même où le peintre a connu et exprimé ses émotions d’artiste face à la belle nature de la Vallée de la Loue
C’est d’ailleurs dans « son pays  » qu’il écrit son crédo en disant: « le beau est dans la nature et se rencontre sous les formes les plus diverses. Dès qu’on le trouve, il appartient à l’art, où plutôt à l’artiste qui sait l’y voir. Le beau donné par la nature est supérieur à toutes les conventions de l’artiste. »
Un tel enseignement, une telle certitude devraient évincer beaucoup de bavardages inutiles autour de l’oeuvre de Gustave Courbet.
Au dela de cette identité de peintre, Gustave Courbet n’en a pas moins été un homme, que la vie et ses semblables ont toujours interrogé.
C’est cet homme la qu’il faut à la fois mieux connaître, si possible mieux comprendre et surtout fidèlement commémorer.

C’est pourquoi l’association « Chez Courbet », (de Flagey à la Tour de Peilz.) se  propose simplement d’être un lieu de restitution fidèle de ce que fût le citoyen Gustave Courbet, de son enfance à Flagey jusqu’au terme de sa vie à la Tour de Peilz.
Au moment où le Musée départemental Gustave Courbet ve prendre une identité plus forte, il faut aux cotés des pouvoirs publics, assurer l’exigence de rigueur qui doit présider à la transmission et à l’exposition du patrimoine pictural et intellectuel d’un des plus grands peintres de notre histoire.
Toutes les initiatives seront bonnes et sauront s’additionner pour que la puissance associative, qui sait réunir des passions, et les transmettre dans un désintéressement total, reste la plus auathentique caution morale qui puisse garantir la véracité des grands héritages culturels et artistiques.

C’est dans cet état d’esprit que, l’association « Chez Courbet » se donne une mission précise qui est de travailler à l’élaboration la plus fidèle de la biographie de Gustave Courbet.
Ce but n’est pas fixé dans le temps: il est en réalité le fil d’ariane de toute une animation qui consistera en l’organisation de conférences, de soirées débats, de visites de musées et de sites. Cette animation sera par conséquent  l’expression permanente de l’activité de l’association concentrée sur la recherche biographique du peintre.

Ainsi, l’association, sur les premiers sites privilégiés de Flagey, Ornans et la Tour de Peilz, réalisera un véritable travail d’animation (dont le sens littéral dit: »que l’on donne une âme à quelque chose. ») pour que l’évocation de Courbet se fasse par des « gens du pays », fièrs et redevables de l’héritage de Gustave Courbet.

Ce comportement ne peut que rejoindre l’inlassable combat du peintre qui était « de faire émerger l’art vivant ». (Cf: manifeste du réalisme de 1855.)

PROGRAMME DE TRAVAIL 

1) Elaboration de la biographie de Gustave Courbet. (Sur 4 à 5 ans minimum.)
- Travail spécifique sur la jeunesse du peintre à Flagey.
- Travail dirigé par un universitaire de Lyon, entourré de 4 personnes , impliquées depuis plus de 20 ans à la cause de Courbet.
2) Conception d’un « espace Courbet » à la Tour de Peilz.
- En collaboration avec l’A.R.V.A. (Association Romande pour la Valorisation de l’Art)
- Un groupe de 20 personnes de la Tour de Peilz, regroupées sous la nécessité de faire exister Gustave Courbet à la Tour de Peilz, pour être un « écho culturel » au Musée départemental d’Ornans.
3) – Création de « la Brasserie Andler » à Ornans.
La réhabiltation de ce lieu mythique pour Courbet, s’inscrit dans une des réalisations qui doivent accompagner l’ouverture du grand musée prévue en 2011.
4) Conception des « Soirées atelier ».
L’atelier rénové de Gustave Courbet doit être un lieu  vivant où se succèdent  les manifestations.
Une compagnie théâtrale ( Les Tréteaux du soir) souhaite travailler sur le personnage de Gustave Courbet et sur son oeuvre.
Un premier spectacle sur le tableau « l’atelier du peintre » est déja en écriture.

5) Conférence sur « le procès de Courbet ».
Cette conférence donnée en 2008 à la Tour de Peilz est très demandée.
Tout un cycle de conférences sur Courbet est désormais possible.
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Pour adhérer à l’association « Chez Courbet »:

écrire au Président : 31, rue du Clousey. 25660 Saône
                                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

Protection du patrimoine culturel.

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L’affaire de l’Institut Courbet, qui est entre les mains de la Cour Régionale des Comptes, pose le problème de la protection de notre patrimoine national et dans le cas présent, celui du patrimoine pictural et archivable de Gustave Courbet.
Dans l’état actuel des choses, 52 tableaux de Gustave Courbet font la richesse du Musée départemental d’Ornans.
Trois de ces tablaux sont la propriété de collectivités locales, suite à une donation de Juliette, la soeur de Gustave Courbet.(Communes d’Ornans et de Saules.)
Vingt cinq tableaux sont la propriété du Département du Doubs. (Acquisitions successives.)
Le reste, c’est à dire vingt quatre tableaux sont, pour l’instant, la propriété de l’Institut Courbet. L’institut en revendique la propriété au regard de multiples faits d’acquisition dont la nature des fonds d’origine, reste précisément à l’étude par la Cour Régionale des Comptes.
Le dossier qui a permis la saisine de la Cour Régionale des Comptes est étayé sur une réalité comptable et jurique apparement indiscutables.
Laissons donc pour l’instant cette instance de justice faire son travail.

Le problème posé par cette réflexion, reste celui de la protection du patrimoine national et particulièrement celui de Gustave Courbet.

En imaginant que les choses en reste à la situation présente concernant le Musée d’Ornans. Vous avez la moitié de la richesse du musée départemental qui reste la propriété, donc la disponibilité totale de ce qu’en décide son propriétaire. (l’Institut Courbet.)
Première hypothèse: Si, pour une raison ou une autre,  l’Institut, décide de faire des expositions Courbet dans le monde; le Musée départemental sera vidé de la moitié de sa richesse picturale! .Imaginez cette situation au moment où le département investi 9 millions d’euros pour l’extension de son Musée départemental !.
Deuxième hypothèse: L’institut Courbet décide d’exploiter ses fonds propres (1,5 millions d’euros.) et érige dans ses propres locaux (Un immeuble à Ornans.) un Musée et un Institut de recherche et tout cela sous le statut juridique d’une fondation. De la même manière, le Musée départemental sera, à la fois, démuni et affaibli.
D’autrs hypothèses existent, mais sont toutes pour provoquer l’affaiblissement de l’expression du Musée départemental d’Ornans.
En toute état de cause, la situation présente place le département dans une position inéluctable de totale dépendance envers l’Institut Courbet.
Cette situation ne peut guère être envisagée comme définitive, dans la mesure où une collectivité qui reste le seul bailleur de fonds d’une structure importante dans sa dimension financière (Un Musée départemental.) ne peut pas être en état de dépendance sur sa gestion propre et sur sa politique d’investissement.
Alors, lorsque l’on évoque la protection du patrimoine, il faut bien admettre que lorsque celui-ci reste pour une part importante, une propriété privée, (c’est le cas du statut associatif.)  il y a tout lieu de penser que le patrimoine ne dispose d’aucune protection sérieuse.
Une association, qui peut très bien être dirigée par un noyau dur totalement décisionnaire (c’est le cas de l’institut Courbet.) peut disposer comme elle le souhaite de son capital propre.
Pour éviter que des situations analogues se présentent, il serait prudent, lorsqu’une association détient un patrimoine important, que l’Etat (les collectivités territoriales.)  prenne dans ces associations, une participation effective dans les conseils d’administration, afin de représenter au minimum, une situation de blocage, pour éviter que le patrimoine échappe au contrôle et à l’utilisation légitime de ceux qui le valorise, dans  l’intérêt général si ce n’est de l’utilité publique.

Cette simple réflexion, empreinte de bon sens, parce que basée sur l’intérêt général, devrait nourrir la conscience des magistrats instructeurs de la Cour Régionale des Comptes et des Conseillers généraux de l’Assemblée départementale.

Dans le cas précis de l’Institut Courbet et pour revenir sur le patrimoine culturel et archivable, il y a le problème non résolu mais certainement perdu à jamais des archives de la famille Courbet.
Ces archives ont été remises par Juliette Courbet à Robert Fernier lorsque ce dernier avait initié la première association des Amis de Gustave Courbet. (Dans les année 1938-1939.). Ces archives sont restées dans la famille Fernier. Ces archives devaient revenir à Ornans, dans les locaux de l’Institut lorsque le Président Pochard avait souhaité renforcer l’image et le rôle pédagogique de l’Institut Courbet. Ceci  précisément par l’existence de ces archives à l’Institut, qui devenait un socle de recherche et d’étude pour les passionnés de Courbet.
Ces archives ne sont jamais revenues à Ornans. Il y a lieu de penser que c’est une des raisons  qui ont conduit Marcel Pochard à démissionner de la Présidence de l’Institut.
Voila un exemple précis de la gestion et de la protection du patrimoine national attaché à un homme et une oeuvre, considèrés patrimoine national.